Pour ce petit set !
Je suis passionnée par les loisirs créatifs, ça c'est pas nouveau, vous le savez ! Un esprit toujours actif et toujours attirée par des techniques nouvelles alors lorsque je tombe sur un article traitant du kawandi, cela éveille ma curiosité et l'envie d'essayer.
En effet, cela fait un petit moment que je réfléchis à utiliser des petits morceaux voire des miettes de tissus que je garde au fond d’un sac car la matière ou les motifs me plaisent mais trop petit pour en faire quelque chose; j’ai pensé réalisé un « rouleau de méditation » mais pas convaincue … je n'ai pas démarré, j’attendais de trouver l’Idée et la voici !
C'est l'activité idéale lorsque l'on rentre épuisée du boulot, que l'on a besoin de se vider la tête mais pas suffisamment de force pour compter et faire de la broderie aux points de croix. C'est un mélange de patchwork et de broderie.
Je ne vais pas faire un grand projet mais un petit format pour apprendre la technique, ce sera la taille d'une petite page qui à l'origine devait me permettre d'enrichir mon classeur de techniques de fils et finalement ce sera un petit set pour y poser des objets dessus afin de ne pas rayer les meubles.
Je connais le patchwork de loin car mes tantes pratiquent cette activité mais je n'ai pas vraiment essayé. Là, ça m'attire... Pourquoi, aucune idée !
J'aime l'idée de recycler des bouts de tissus et le fait que ce soit une méthode ancienne avec une histoire derrière.
J'ai regardé d'abord quelques belles réalisations sur le net puis des tutos pour comprendre la technique et puis le grand saut vers cette nouvelle activité.
Je suis loin du concept de base puisque le Kawandi est le nom donné aux courtepointes réalisées par les Siddis , une population d'origine africaine vivant dans l'ouest de l'Inde . Ce terme signifie simplement « couverture ».
Origine du Kawandi :
La confection de courtepointes est principalement l'activité des femmes âgées qui ne peuvent plus travailler aux champs. La plupart d'entre elles confectionnent des courtepointes pour leur famille, tandis que d'autres en font pour leurs amies en échange de biens ou d'argent. Il arrive que les femmes travaillent en groupe sur une même courtepointe. Généralement, elles s'y consacrent entre deux tâches ménagères.
Comme les communautés Siddi sont très pauvres, les femmes confectionnent des couvertures à partir de vêtements usés qu'elles ne peuvent plus porter. Elles collectent des vêtements auprès de leur famille et de leurs amis, et lorsqu'elles ont suffisamment de tissu, elles achètent des saris pour la doublure au marché. Ensuite, elles déchirent ou découpent les vêtements en bandes et commencent à les coudre sur la doublure du sari, en partant des bords extérieurs vers l'intérieur, souvent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Elles commencent généralement dans un coin et progressent en faisant le tour, ajoutant des rangées de bandes au fur et à mesure. Les bandes sont cousues directement sur la doublure (sans ouate) avec un simple point de piqûre.
À chaque coin de la courtepointe, les femmes Siddi fixent un triangle de tissu ( phula ou « fleur »). Ce triangle est purement décoratif, et la courtepointe n'est pas considérée comme « finie » sans lui. Les couturières utilisent également un morceau de tissu spécial ou un élément décoratif (parfois un symbole religieux) pour la partie centrale (« ventre ») de la courtepointe. Souvent, elles y déposent quelques grains de riz. Il s'agit d'une bénédiction symbolique, un vœu pour que les futurs utilisateurs de la courtepointe aient toujours le ventre plein.
Ma petite adaptation occidentale de courtepointe"kawandi".
J'ai donc opté pour un petit échantillon de 20 cm de côté en utilisant les morceaux de tissus que je gardais , me permettant ainsi de pouvoir maintenant les regarder et les toucher lorsque j'en ai envie.
Pour l'arrière, j'ai pris un morceau de torchon ancien blanc...et oui toujours lui! Je n'ai pas ajouté de molleton.
Comme il est fait traditionnellement, j'ai commencé par les bords extérieurs pour progresser vers l'intérieur petit à petit... En cousant, au fil de coton blanc, mes points avant en sens inverse des aiguilles d'une montre. C'est un peu déroutant au début de laisser les points apparents, nous sommes tellement habitués à les faire petits et cachés.
La première rangée est maintenant positionné et cousu , je décale ma couture d’un doigt et continu à « quilter » , cette première rangée de tissu. Il ne faut pas oublier de rajouter au fur et à mesure les nouveaux morceaux pour la deuxième rangée.
C’est parti je continue à monter les rangs en étant vigilante à chaque ajout de morceaux de tissus que celui-ci a 3 côtés pliés de façon à ce que tous les angles soient identiques et soignant ainsi visuellement la finition.
Je n’ai pas utilisé d’épingles à tête puisque je travaille un peu à l’aveugle et monte mes morceaux au fur et à mesure, un par un.
Nul besoin de réfléchir, ni de compter à la différence de la broderie, l’aiguille avance presque toute seule.
Pour les phulas ou fula, les petits triangles du coin, ils sont constitués d'un petit carré de tissu plié en triangle et replié cousu par un point simple.
Mon premier essai n'est pas un « véritable » Kawandi, et ressemblent seulement par la technique à un vrai ; sa taille est réduite et il lui manque le contexte historique et culturel qui caractérise cet art authentique.
Prête pour le deuxième essai...et vous ?
À tout vite.
Angie























