samedi 17 février 2024

Projet Bouts du Monde

Ce projet est né suite à une petite phrase...je te suivrai au bout du monde… Et d'une grande envie de le découvrir ce monde à travers des projets fous et insolites aussi.

Mais c'est quoi la définition du bout du monde …vite je sors le dictionnaire Larousse… "endroit fort éloigné"... mais encore… Wikipédia quand à lui est un peu plus précis dans sa définition puisque: "en toponymie française bout du monde désigne un lieu difficile d'accès et éloigné des endroits habituellement fréquentés"...et même une liste de tous les lieux dits "bouts du monde" en France...je fais quoi de ça !
Je continue mes recherches et découvre sur internet une carte interactive proposant de localiser le bout du monde en fonction de l'endroit où vous vous trouvez (lien 

La vraie question est plutôt c'est quoi pour tout un chacun le bout du monde…;
En faisant un p'tit tour de table de mes proches, je me rends compte qu'il est différent pour chacun de nous, en fonction de nos goûts, nos rêves et l'humeur du jour.
Suite à ça voici en vrac, les premières questions qui trottent dans ma tête :
Est ce un endroit où la route s'arrête, un endroit où l'on se retrouve sans qu'il y ait d'issue,  ou un état d'esprit pour lequel on a l'impression d'être au bout du bout du monde !

Mais quand même, si on se pose un instant et que l'on y réfléchit… 
  • au bout d'une route il y a souvent un chemin, une trace ou même un itinéraire hors sentiers… ; 
  • un pied de cirque peut se contourner; 
  • un sommet de montagne quelque soit sa hauteur peut il être un bout du monde ; 
  • et lorsque on se retrouve face à la mer ou à l'océan avec le continent derrière soi...alors , alors...
  • le bout du monde géographique existe t'il vraiment (puisque la terre est ronde) et peut être est il juste à côté ou est ce un long voyage intérieur.
On peut fort imaginer que chacun a dans ses rêves un bout du monde qui lui est très personnel et qui ne parle qu’à lui-même, c’est à la fois une question de disponibilité, d’ouverture au monde et aux autres, un lieu où on se sent à sa place, relié au monde, quelque chose qui fait qu’on se sent vivant. La question, qu’est-ce que je fais ici n’aurait plus de sens, le bout du monde n’est pas un projet de voyage, une destination attendue, un point final qui s’arrêterait au détour d’un chemin. Non, c’est plutôt un commencement, une continuité, une quête perpétuelle. 
Comment s'organiser alors, et quelle stratégie mettre en œuvre pour le découvrir ; faut-il lister les lieux géographiques , les répertorier sur une carte interactive qui au fur et à mesure évoluera...Ou simplement se laisser porter au grès des vents et des envies.
Je ne sais pas encore mais une chose est certaine, cette quête promet de belles aventures et découvertes.

Des bouts de chemins d’errance comme qui vous tirent hors d’une routine, hors du commun. Ces chemins d’errance correspondent à des moments de vie qui marquent des passages, des transformations, nécessaires pour ne pas sombrer ni se laisser emporter par l’obscurité.
Ces chemins du bout du monde sont pour moi indissociables de la marche comme ils sont indissociables de la création photographique. J’aime la marche dans des espaces naturels, sauvages, où la disponibilité à l’inattendu serait le seul guide et je me laisse surprendre par l’émerveillement. C’est une disposition à l’accueil de la vie telle qu’elle se présente, à la joie de se sentir vivant. Je prends tout ce que la nature nous offre, c’est gratuit, ça ne coûte rien, pour reprendre les mots de Georges Perros : « c’est gratuit la mer… ». Il suffit d’ouvrir les yeux et de lâcher prise pour voir l’inattendu au détour d’un chemin, capter la lumière éphémère, la forme d’un rocher, d’un arbre, en essayant de comprendre le jeu d’ombre et de lumière. 
 
C’est la sincérité mise à nue, offerte aux autres qui me touche chez les artistes. Leurs talents avec ces quelques mots de la laisser entrevoir, de la dessiner, le destin d’une vie avec son cortège de doutes, de peurs, d’échecs aussi, pour dire ces mots si nus : « C’est un miracle pour moi la mer. Quand j’étais gosse, j’allais à l’école rue Legendre et la première fois que j’ai vu la mer je me suis dit, c’est curieux, ça ne coûte pas cher, c’est gratuit. Et un jour, c’est pas du courage, je viendrai passer mes vacances toute ma vie au bord de la mer. Et c’est absurde d’aimer la mer naturellement, enfin, ça devient, justement en vivant comme ça tout le temps, ça devient moins absurde… Je trouve ici de quoi mourir, voilà, c’est ça, je trouve ici de quoi mourir parce que je trouve cela tellement sinistre de mourir que, il faut tout de même des compensations et que les compensations sont d’ordre magiques naturellement. Il s’agit de savoir si on va laisser cette magie tranquille. Si on va la laisser tranquille, on va la laisser passer de côté, ou si on va aller l’habiter cette magie. Alors pour moi, c’est un décor, j’ai eu besoin d’un décor, pour m’habiter moi. » Georges Perros, c’est une gueule de titi parisien, une langue, un gosse qui rêve de la mer et qui a fait le choix de ne pas laisser cette magie tranquille - Y plonger intégralement avec sincérité et prendre le risque de se perdre. 

Le lien entre photographie, marche, nature, est sans doute plus complexe qu’on ne pourrait le penser, en ce sens, ce n’est pas pour moi que de la photographie de paysage. Le thème de l’errance surgit, essentiel, libérateur d’une aliénation, un projet photographique et un voyage initiatique et l’objet d’un essai : « Errance ». L’errance est généralement associée à l’idée d’égarement, à la perte de soi-même. L’errant en quête « du lieu acceptable » se livre à l’expérience du monde, ni voyage ni promenade mais seulement une question, « Qu’est-ce que je fais là ? ». L’errance est souvent associée aussi à la marche, l’errant marche au gré du hasard, sans objectif, en quête du lieu acceptable en questionnant constamment sa relation au monde. Il y a obligatoirement dans cette quête, la nécessité de revenir à des choses simples et de se dépouiller de toute chose futile.
 
En voici un de beaux projets (parmi tant d'autres) des prochaines années que je vous invite à suivre à travers notamment les photos et récits de ce blog. Ces articles seront écrit à 4 mains permettant ainsi de partager des points de vue différents, d'enrichir les réflexions sur le sujet, et d'aller plus loin dans la recherche de ce bout mystérieux.

A&J

 

jeudi 15 février 2024

Centre de table - partie 1

 Nouveau projet en plusieurs parties... 

un centre de table

1ere partie: le centre de ce napperon:

J'ai choisi pour cette nouvelle création, un modèle extrait de la revue points de croix n°52 mains et merveilles "la terre vue du ciel". 

 

Ré inventer les saisons, en se laissant porter par le rythme et les couleurs de ces cœurs, patchworks de couleurs, que l'on peut observer partout dans la nature dès que l'on prend un peu de hauteur.

P'tits regards poétiques sur le monde qui nous entoure.

Je n'ai pas respecté les couleurs et les références des fils mentionnés sur le modèle mais j'ai essayé de prendre des couleurs équivalentes.

La seconde partie concernera les bords de cet ouvrage. A suivre dans les prochains mois.

Angie