Bout du monde - Chapitre 2...
Pour introduire le nouveau chapitre sur le projet du "bout du monde" je continue en expliquant la démarche sur la recherche de ce lieu dont les activités suivantes font partie intégrante du projet:
- La marche qui permet entre autre de se reconnecter au monde, plus particulièrement pour ma part en pleine nature, elle me porte dans l'observation et l'exploration du monde; mais encore faut-il être capable de marcher pour s'arrêter... prendre le temps, écouter, regarder et essayer de comprendre la nature qui nous entoure.
- L'écriture permettant de mettre des mots sur nos cheminements intérieurs et partager nos réflexions à travers le blog; il nous permet également de vous transmettre nos coups de cœur et essais créatifs.
- La photographie qui fige le temps tel une empreinte de celui-ci, pour révéler un instant, partager une émotion, un moment, les saisons sont un des marqueurs du temps qui passe.
Jean-Marc et moi même, avons décidé de croiser nos regards au travers de nos essais.
Numérique et cyanotype m'attirent et se complètent, dans un certain sens.
Mes essais photographiques sont axés principalement autour de :
- L'observation : en essayant de saisir des instants fugaces, en révélant la beauté de la simplicité et la fragilité de la vie.
- L'exploration : par la découverte de lieux et de procédés créatifs autour de la nature, de coups de cœur et passions créatives.
- La transmission : à travers nos regards photographiques pour capter les infimes détails du monde et des émotions à différents moments au travers d'une lumière, d'une ombre, d'un détail rappellant le côté éphémère des instants.
Pour Jean-Marc : "J'essaie toujours dans mes randonnées photographiques de garder un œil et une place pour mes appareils argentiques.
Pas de façon exclusive mais quand même, comme une obsession à écrire la lumière dans un temps lent, chaque cliché en devient alors plus précieux. Je prends le temps de cadrer en recherchant les formes qui apparaîtraient dans le contraste des ombres et des fortes lumières, je prends le temps d'oublier aussi et de découvrir les photographies au moment du développement de la pellicule.
Je ressens le besoin d'inscrire dans ce processus de création, une relation physique, celle de l'effort pendant la marche qui précède celle du relâchement, de la pause qui peut devenir pose et qui devient contemplation au moment du déclenchement mécanique.
Il y a aussi dans les procédés de la photographie argentique, un artisanat qui se peaufine avec les gestes de la main quand ils deviennent plus précis à bon escient guidés par l'apprentissage et la connaissance des chimies et de leurs révélations physiques. Encore une autre dimension de cette relation physique que je recherche..."
Par jeu, nous avons déjà réalisé le chapitre 1 nous démarrons la suite avec le chapitre 2.
Prêt à suivre ce nouveau projet ?
"Il n'y a pas plus belle démonstration de notre amour que de vouloir faire partager à l'autre, des lieux que l'on a aimés et de les redécouvrir ensemble, de se les faire "inspirer" comme on inspire le vent frais et odorant des montagnes. Alors ces chemins vers nos "bouts du monde" qui n'en finissent pas, nous inspirent encore une nouvelle fois.
Il y a la force des lignes et des plages presque noires, ces grains argentiques pourraient prendre sens en écrivant l'immensité des montagnes, oui c'est cela, la photographie sera réussie si je ressens cette immensité des paysages dans le vallon de Combeau, l'effroi devant les falaises à-pic qui semblent basculer sous nos pieds, l'émotion d'un chemin blanc tracé dans le lapiaz et qui serpente et s'enfuit déjà derrière d'autres sommets et le mystère des tâches sombres des sapins agrippés sur les pentes raides.
Si la lumière inscrit ses traces sur la pellicule, il arrive parfois aussi, qu'elle les fasse disparaitre.
Côté éphémère de l'image rêvée qui devient altérée à son tour comme le sont les paysages altérés par l'effet de l'érosion. Ici l'érosion est sans doute un petit rai de lumière passant à travers le boîtier de mon appareil, un défaut d'étanchéité qu'il faudra que je fasse vérifier... Et oui c'est cela aussi le fait de travailler avec des appareils déjà anciens, cela vous oblige à accepter une certaine imperfection.
Et peut-être à en jouer, moi, je trouve cela plutôt poétique et unique, le temps s'est inscrit sur la pellicule et je pourrai maintenant le dater ! N'est-ce pas une autre façon de donner à voir la réalité fragile du monde ?"
Tout se rejoint !
Comme le dit Van Gogh : « Si vous aimez vraiment la nature, vous trouverez la beauté partout ».
À tout vite !
A&JM





















