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samedi 19 septembre 2026

Photo brodée

Toujours à faire des tests de points de broderie sur les photos. Ici c'est un tirage noir et blanc brodé dans un dégradé de fils DMC aux couleurs de l'automne.
Je ne suis pas satisfaite du résultat que je vais devoir encore améliorer mais en attendant j'exerce les techniques. 

Photo brodée


À tout vite 

Angie 

samedi 12 septembre 2026

Bouts du monde

Chapitre 2 du projet "bouts du monde"... Ou comment marcher pour s'arrêter... 

Voici mon regard :

Dans nos vies où tout s'enchaîne tout le temps, où marcher pour le plaisir est un luxe, en soi, prendre le temps d'observer le monde qui nous entoure et d'écouter la nature qui nous accueille est le minimum. On enchaine les pas, chaque virage ouvre le regard vers un nouvel horizon que je ne peux m'empêcher de capturer sur une photo. C'est un paysage, une fleur, un animal ou quelque fois simplement une sensation que l'on essaye de capturer pour la partager, mais comment représenter l'immensité et la sensation d'être tout petit, comment représenter le bien être malgré l'effort...

Au retour, lors des tris et des choix, il y a une évidence, les chemins sont présents sur beaucoup de clichés et seront donc, dans l'exposition de ce nouveau chapitre.

Ces cheminements sont également intérieurs. Je dirais que les marches en randonnée, permettent de s'écouter pour mieux revenir affronter le quotidien. 

Le regard de Jean-Marc :

Pendant longtemps, j'ai marché sans vouloir me retourner, sans vouloir m'arrêter, à briser mes pas sur des cailloux ruinés.

Les os des chevilles parfois à vif pour atteindre quels objectifs ?

La fin du chemin, nous le connaissons tous, alors pourquoi accélérer encore. Mais il m'a fallu du temps pour apprendre à ne plus courir et à accueillir l'instant présent, seule éternité existentielle. 

Prendre le temps, refuser l'immédiat, attendre patiemment que la pâte lève avant d'apprécier la transformation car tout change et tout finit par disparaitre aussi pour renaître différemment.

Apprécier un temps non immédiat, une gageure dans notre société de compétition où la rapidité du résultat est principale valeur.

Alors marcher pour s'arrêter devient pour ce deuxième volet de nos "Bouts du Monde", un hymne à la vie, à l'amour retrouvé et nos mains qui ne se lâchent plus et s'aventurent encore un peu plus loin pour lâcher-prise.

Une impression de lumière différente, les contrastes entre les plages d'ombre et les plus claires et à certains endroits l'écriture de lumière qui commence à s'effacer.

Je peux dire que ces idées m'obsèdent, elles construisent les lignes directrices, le cadre de mes photographies au moment du déclenchement mécanique, la photographie est déjà présente dans ce que j'imagine, de façon plus instinctive maintenant, du moins je n'en ai pas conscience entièrement, mes doigts cheminent sur mon boîtier fétiche et j'essaie de le plier dans tous les sens à l'image de mon esprit. Il faut ensuite du temps pour révéler au sens propre cette image latente inscrite sur la pellicule et dans les paysages encore embrumés de mon esprit.

Et je suis toujours émerveillé lorsque ces deux images se reconnaissent, elles deviennent miennes dans la lumière rouge du laboratoire et je les aime je crois, naïvement je les aime sans savoir pourquoi.

Un photographe selon elle, il s'agit ici d'Agnès Varda :"a intérêt à savoir développer lui-même et tirer lui-même". Une façon de conserver aussi la dimension artisanale du métier.

Varda choisit la profession de photographe en 1948, estimant que cette technique est au croisement de "l'artisanat, l'art, la création et le document". Elle y voit aussi "une forme d'artisanat où l'intellectuel primait le manuel sans l'exclure".

Dans : "Avant la rue Daguerre" , Le Paris d'Agnès Varda, de-ci, de-là.

Musée Carnavalet - Histoire de Paris


Comment nous travaillons chaque projet?

Nous prenons les photos sans nous concerter, au fur et à mesure que l'on avance dans nos explorations, en fonction de nos sensations et de l'inspiration,
Pour les choix des photos que nous sélectionnons pour représenter le chapitre du projet, c'est de long échanges sur les clichés obtenus afin de trouver les correspondances, 
On choisit ensuite comment le présenter, quel support nous semble le plus adapté, 
Puis chacun écrit de son côté, un texte sur le pourquoi du chapitre... afin de pouvoir passer au suivant.

Et vient le temps de préparer l'exposition... 

Celle ci a été principalement réalisé par Jean-Marc...

"Comment présenter nos photos ? D'abord il faut faire un choix, correspondances noir et blanc et les photos numériques couleur d'Angélique. 

Des évidences, des coups de cœur aussi, nos regards se croisent, se complètent et une ligne directrice semble nous guider, lignes de fuite sur nos chemins du Bout du Monde, vertiges des paysages du haut Vercors qui s'ouvrent devant nous, perdus dans l'immensité puis soudain suspendus, accrochés au bord des précipices, les lapiaz inclinés à en perdre presque l'équilibre.

J'imprime les couleurs, je tire sur papier fibre les négatifs choisis sur mes planches contacts, Angélique veut les garder, la magie opère...

Quel format choisir ? plusieurs essais et très vite, s'impose à nous de ne pas recadrer nos photos ou le moins possible, ce sera 15 x 24 pour les horizontales (cela permet d'avoir le négatif complet sans recadrage) et 18 x 24 pour les verticales. Pour les cadres, des sous-verres de format unique, 24 x 30...

Et évidemment comme les photos n'ont pas un format standard, excepté pour les 18 x 24, j'ai fait les passe-vues manquants manuellement. Oui oui avec un peu d'entraînement, on y arrive assez bien !

Il ne reste plus qu'à réfléchir à l'accrochage, séries, carrés, cadres verticaux pour mettre en valeur nos photos et nos correspondances et préparer les fils pour les cimaises. Notre atelier, à la fois studio et loisirs créatifs, redevient pour un temps notre lieu d'exposition !"

À tout vite.

A& JM 

samedi 2 mai 2026

Un cadre dans le cadre

 Petit coup de coeur pour cette photo !

Après 6 mois d’atelier photos je fais enfin un cliché qui me donne envie d’aller plus loin dans son exploitation.

Le thème imposé ce soir-là, était « le cadre dans le cadre »; cette photo a un petit quelques chose, vous ne trouvez-pas ?

Pour sa prise de vue, comme d’habitude, j’utilise mon téléphone portable réglage manuel, je m’accroupis et clic clac, le tabouret du piano est entre les pieds de la table.

J’ai bien envie d’en faire un cyanotype alors … c’est parti : je télécharge une application (sur le téléphone évidemment), le nom est Snapseed ; celle-ci devrait me permettre de traiter les photos depuis et surtout prise par le téléphone afin de pouvoir les convertir en JPEG et garder la qualité (que j’ai paramétrée à 100%).

Il faut tâtonner un peu et naviguer dans le choix impressionnant de proposition d’outils alors je me tourne vers Jean-Marc qui pratique et maitrise beaucoup de subtilité dans ce domaine. Lui il utilise GIMP sur son ordinateur mais les deux applications ont des points communs, il peut donc me conseiller.

D’abord, « Mets ta photo en noir et blanc » puis utilise l’option courbe et inverse là afin d’obtenir un négatif depuis le positif noir et blanc. Génial, j’ai mon négatif… c’est parti pour un après-midi cyanotype … tirage de cette photo, de photogramme de fleurs pour réaliser des marques - pages (sur papier Arche et avec le produit étalé au pinceau pour avoir des effets) et des tests de double exposition mais cette expérience est à poursuivre et je ferai un nouvel article sur le sujet lorsque mes expériences auront abouti !

Étapes avec l'application pour créer le négatif 

Angie 

 


samedi 4 avril 2026

Broderie façon sashiko

Lorsque la passion pour la photographie et l'aiguille se rencontrent alors la créativité n'a plus de limites.

Aujourd'hui je vous montre ma dernière idée : broder une photographie de type ancienne façon sashiko.

Broderie sashiko sur photo

J'ai reproduit un motif sur une fiche Bristol à petits carreaux en reportant les contours des personnes afin de broder autour.

J'ai positionné ma trame et fais les petits trous sur la photo. Viens ensuite la broderie. 

J'adore le résultat pour un premier test à partir de ces motifs... Peut être que la prochaine fois je ferai des motifs plus petits...

Je suis sûre que vous êtes curieux de savoir ce que c'est que le sashiko...

Origine :

La broderie sashiko est une forme de couture traditionnelle japonaise qui remonte à plusieurs siècles. Elle servait à renforcer les tissus, notamment les vêtements de travail, tout en les décorant. Mais au fil du temps, le sashiko est devenu bien plus qu’un simple point de renforcement.

Aujourd’hui, cette technique de broderie est appréciée pour son esthétique, sa simplicité et son côté méditatif.

Pour résumer la broderie Sashiko :

  • signifie « petits points »  ce qui décrit parfaitement cette technique de broderie caractérisée par des points de couture courts et réguliers. 
  • Reconnaissable grâce à ses motifs géométriques simples mais élégants, souvent réalisés en fil blanc sur un tissu de couleur bleu indigo.
  • les motifs du sashiko ont chacun une signification traditionnelle, souvent liée à la nature, la chance ou la prospérité.

Cette technique me plaît bien, je pense que je vais également poursuivre l'exploration de ce thème.

À tout bientôt 

Angie 

samedi 21 mars 2026

Broderie sur photo

 La broderie sur photo noir et blanc pour embellir avec du fil de couleurs...

Ce n'est pas un exercice facile mais c'est un projet qui me plaît. Je prends le temps de sélectionner une photo et d'imaginer comment la mettre en valeur...

Quoi de mieux que le printemps pour mettre des fleurs sur le chemin !

Broderie sur photo

Cette photo a été prise dans les Gorges de Saint Pierre au mois de septembre 2025 à partir d'un appareil photo argentique équipé d'une pellicule pour tirage noir et blanc. 

J'ai aimé imaginer une langue de fleurs sur le sentier caillouteux. J'ai créer un calque papier afin de délimiter la partie que je souhaitais décorer. Sélectionné quelques fils de couleurs, et c'est parti pour la liberté d'expression. Toutefois tout n'est pas possible sur papier, les trous ne peuvent pas être rapprochés au risque de se retrouver avec une belle ouverture dans la photo.  Tout comme les points ne peuvent pas être trop serrés pour ne pas déchirer le projet.

J'adore le résultat et la prochaine photo est déjà sélectionnée...

À tout vite !

Angie 



samedi 27 décembre 2025

Tissage de photos

Décoration extérieure d'une boîte par le tissage de photos

Cette boîte contient les dix petits livres accordéon du premier chapitre du bout du monde. Tout naturellement il était évident que la décoration de celle ci soit sur le thème de l'effacement ...

Pour décorer le couvercle j'ai choisi 2 photos, une représentant le site de Saint Martin du Canigou et l'autre sur le chemin des gorges de Saint Pierre . 

Pour être dans le thème de l'effacement j'ai décidé de tisser les deux photos ensemble et je trouve que les deux clichés " s'emboîtent" bien!

Alors quelques calculs plus tard, mes photos ont des entailles permettant ainsi aux photographies d'être tissées ensemble...

tissage de photos

La technique du tissage de papier mérite d'être exploitée encore un peu plus pour d'autres sujets ! A suivre encore une fois !

Pour rappel, le tissage de papier est une activité proposée souvent aux jeunes enfants. Les bases sont simples: il suffit d’entrelacer des bandes de papier. Vous pouvez le faire avec une feuille prédécoupée de fentes ou d’autres bandes de papier type photographie, cyanotype...

Technique simple ou plus améliorée et complexe en fonction de l'objectif notamment en variant la taille des bandes, des fentes et leur orientation.

Le matériel de base nécessaire est simple:

Deux feuilles de papier différentes par le motif, la couleur ou la texture, des ciseaux ou un cutter, un crayon à papier, une règle et de la colle.

À vous de jouer.

l'intérieur de la boite avec les ouvrages

Angie 

samedi 1 novembre 2025

Photographie brodée

Deuxième essai de broderie traditionnelle sur une photographie en noir et blanc.

Cette photo a été prise par Jean-Marc lors d'une répétition en 2024 de la pièce Amis ! Amis ? Depuis elle attend dans mon panier projet que je peaufine la technique… 

Je n'ai plus peur d'essayer et j'ai le geste suffisamment sûr pour me lancer sur celle-ci avec l'intention de broder le bonnet. 

photographie broderie traditionnelle

Pour réaliser la broderie, il est vraiment nécessaire de faire des pré trous sur la photo, cette fois, je teste juste avec l'aiguille et le résultat me convient. 

C'est donc parti pour du point arrière pour le contour du bonnet et pour le remplissage ce sera une alternance entre un rang au point de chainette et un au point lancé en alternant les couleurs. 

Je trouve que la photo prend du relief et suis bien satisfaite du résultat !

Et vous ?

À tout vite 

Angie 

samedi 4 octobre 2025

Photo brodée

De l’errance au bout du monde

C’est une des premières photographies que Jean-Marc a faite après avoir repris la pratique de la photographie argentique... C'est donc sur cette photo argentique que je fais mes premiers test de broderie... 

"La fin de mes activités professionnelles s’annonçait, la « Jubilacion » comme disent les espagnols, une sorte d’allégresse allait peut-être arriver, j’allais en tout cas avoir un peu plus de temps pour me replonger dans la photographie. J’avais installé ma chambre noire, récupéré du matériel avec Angélique, agrandisseurs, cuves, papiers photographiques et bien d’autres trésors, il avait fallu nos deux voitures pour assurer le déménagement et j’ai ressorti enfin mes appareils et mes objectifs.
J’avais chargé une cartouche de pellicule, une ancienne bobine qui était sans doute restée trop longtemps dans un chargeur, un peu collée, sûrement un peu rayée, oubliée pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’elle perde en sensibilité…
Comment photographier l’errance ? Un sujet qui continuait de résonner en moi après la lecture de l’essai éponyme de Raymond Depardon.
L’errance n’est pas un projet de voyage, une destination attendue, un point final qui s’arrêterait au détour d’un chemin. Non, c’est plutôt un commencement, une continuité, une quête perpétuelle. Des bouts de chemins d’errance comme j’aime le dire, un élan qui vous tire hors d’une routine, hors du commun. Ces chemins du bout du monde sont pour moi indissociables de la marche comme ils sont indissociables de la création photographique non seulement parce que la marche nous plonge dans un état où tous nos sens en alerte réveillent notre créativité, mais parce qu’il y a en moi sans que je n’arrive à l’expliquer, un lien naturel entre les chimies photographiques utilisées dans les premiers procédés du début du dix-neuvième siècle et le contact avec la terre, les sols ferreux, les sels d’argent et d’or, souvenirs de mes explorations de jeunesse passionné alors de minéralogie et de spéléologie.
 La randonnée m’a toujours servi de refuge pour me retrouver, pour me sentir tout simplement « vivant », à l’écoute de mon corps en lien avec la nature. Un émerveillement, une errance poétique que j’ai commencée maintenant depuis plus de quatre ans pour me guérir, me dépasser sans chercher à réaliser une quelconque performance mais plus simplement pour tester mes limites et trouver la force de continuer les chemins de la vie. J’aime la marche dans des espaces naturels, sauvages, où la disponibilité à l’inattendu serait le seul guide et je me laisse surprendre par l’émerveillement. C’est une disposition à l’accueil de la vie telle qu’elle se présente, l’allégresse de se sentir vivant. 
Mais revenons à cette photographie, une route qui traverse un pont et qui semble disparaître, une silhouette à peine visible qui s’efface elle-même dans l’amorce du virage. Je trouve ici un beau commencement pour représenter l’errance, il y a toujours un début et il faut parfois accepter de se perdre je ne dis pas, disparaitre, mais plutôt s’effacer un moment dans un instant photographique et pourtant figé sur l’image, c’est ici la magie de la photographie. J’avais mis l’appareil sur un pied, cadré l’image et j’ai continué la route sur le pont de Quézac en Lozère. C’est Angélique qui a déclenché.
De cette première image est né un projet photographique dont le fil conducteur pourrait-être un travail sur l’instant avant l’effacement, la disparition du sujet, une mise en scène conduite à deux sur nos chemins de découverte du bout du monde, de nos bouts du monde. Le projet artistique naît petit à petit en explorant plusieurs procédés d’effacement du sujet dans l’image en essayant de donner la sensation de la continuité du récit hors champ, le sujet poursuit un chemin que le spectateur ne peut percevoir que par son imagination, pure liberté de l’errance poétique. Cette émotion est renforcée par une intervention directe sur l’image, sur la matière chimique par une altération de la gélatine, pellicule altérée, ou altération au moment de son développement ou en utilisant des techniques de tirage plus artisanales avec la réalisation de papiers alternatifs, cyanotypes, Van-Dick. D’autres procédés sont à expérimenter, à découvrir aussi, Angélique cherche à broder certaines parties de l’image, travail sur la matière, la couleur, une matière de fils composés qui est rajoutée ici.
De ce premier essai surgit aussi l’envie de photographier des bouts du mondes, de prendre des sujets qui exprimeraient aussi cette émotion de bouts du monde…
Tout le monde a un bout du monde dans sa tête, un petit îlot en suspension bien cacher dans les replis de sa cervelle mais qui vous appelle. Je ne sais pas vraiment ce que c’est, je le devine comme un refuge accueillant, apaisant, non une destination finale mais plutôt une succession de petites haltes ; pour y rester une minute, plusieurs heures ou des journées entières suivant nos états d’âme, juste le temps de se ressourcer avant de repartir et de continuer le chemin. J’aime à penser qu’il y a une succession de ces bouts du monde à découvrir et qu’ils nous font du bien dans le corps et dans l’âme, des lieux réels proches ou éloignés, déjà connus ou inconnus de nous et qui se révèlent être des bouts du monde parce que d’un seul coup, nos connections neuronales nous les font apparaître différemment par la magie de la lumière qui impressionne notre rétine, nous raconte une histoire, notre histoire, caresse notre mémoire et libère nos émotions.
Et avec l’envie d’explorer aussi d’autres sujets, là où la terre semble s’arrêter, s’effacer par l’effet de l’érosion, laissant des squelettes de pierres, des architectures de couches sédimentaires formant des lignes, des dessins, une esthétique de déserts, de tempêtes, des chaos granitiques, mais aussi des végétations recouvrant les fractures des canoles, des chemins noyés d’ombres et de lumières qui se perdent dans la forêt. Mais aussi des constructions humaines, des architectures qui pourraient surgir de mon imaginaire mais bien réelles pourtant, ces abbayes perdues sur des sommets inaccessibles, ces châteaux, ces forts, résistants et semblants se dresser dans les tempêtes.
Ce projet, nous allons le mener à deux, pour croiser nos regards, nos sensibilités en faisant le pari que si nous jouons ensemble, nos photographies dirons quelque chose de nos bouts du monde, des croisements, des complicités, des correspondances dans un dialogue à deux pour révéler nos « expériences » de bouts du monde."

Premier pas, premier essai pour enrichir le projet bout du monde. 

C’est une des premières photographies que Jean-Marc a faite après avoir repris la pratique de la photographie argentique... C'est donc sur cette photo argentique que je fais mes premiers test de broderie... 

Cette photo a été prise sur le petit pont en pierre de Quézac lorsque on faisais les aller-retours à Mende pour soutenir le père dans son combat contre le cancer. Une petite pause sur la route pour faire des essais photos et se préparer à la journée! 

test photo brodée

Je ne suis pas totalement satisfaite par le résultat. J'avais vu sur internet une personne qui faisait ces pré trous au découvite, je trouve qu'ils sont du coup trop présent ... je testerai autrement pour les futurs projets! j'ai également pris du fil un peu ton sur ton et finalement cela ne ressort pas assez visuellement ... pour les prochains tests je mettrai des couleurs proches de la réalité... cependant dans mes souvenirs ce pont est en pierre grise alors je suis proche de la réalité!

A suivre pour des conseils plus précis lorsque mes essais seront plus satisfaisant. 

Il me faut garder à l'idée qu'il convient de bien choisir le fil rouge du projet pour mettre en avant la partie brodée sur la photographie. 

Angie

vendredi 25 octobre 2024

Tête en l'air ...

 ... avec ce beau cyanotype

Cette photo est prise lors d'une promenade sur Avignon en Septembre 2024, je prends ce cliché de l'arrière du Palais des Papes depuis mon téléphone portable. Elle est ensuite transformé en négatif numérique noir et blanc sur une imprimante à jet d'encre afin de pouvoir faire un cyanotype. 

Cette photo est mon coup de cœur et ce lieu marque mon histoire, mon cheminement... donc c'est tout naturellement que je fais mon premier essai de tirage cyanotype guidé par Jean-Marc bien au fait de cette technique.

Mais, c'est quoi le cyanotype ... C'est un procédé photographique monochrome négatif ancien, par le biais duquel on obtient un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan. Cette technique a été mise au point en 1842 par le scientifique et astronome anglais John Frederick William Herschel.

Cela consiste à mélanger deux produits chimiques : le citrate d'ammonium ferrique et le ferricyanure de potassium en part égale. Une fois mélangés, ces produits forment une solution photosensible qui, une fois appliquée sur un support tel que du papier ou du tissu, devient sensible à la lumière. Lorsque ce support est exposé à la lumière du soleil, les zones non couvertes par un négatif ou un objet deviennent bleues, tandis que les zones ombrées restent blanches ou claires, créant ainsi un contraste saisissant.

Cette technique ne nécessite pas de développement en chambre noire, appréciable pour sa simplicité ainsi que la beauté de ses rendus. 

J'adore le résultat!

Et pour finir on m'offre un joli cadre pour la mettre en valeur ... Merci!

Angie